samedi 24 mai 2014

bonne fête les consoeurs!

bonne fête moi-même
la fête des mères se passe toujours de manière bizarre chez moi : soit les enfants ont oublié, soit ils ne sont pas là (ce week-end, mon fils, ayant fini les concours, est parti chez ma propre mère se reposer), soit ils me le fêtent comme leur iphone leur dit : c’est-à-dire soit il y a 15 jours lors de la fête des mères américaines, soit ils sont trop petits et mangent eux-mêmes les chocolats qu’ils m’offrent.
J’ai donc décidé de me fêter ma fête moi-même.
En faisant quoi ? en restant au lit toute la journée ! enfin, tout ce qu’il est possible de rester au lit un dimanche, soit environ de 5h (dernière « tétéeee » : oui , il tête encore mais sait parler ;-)) à 7h22 : heure à laquelle le dernier à la crèche se réveille en riant et va réveiller sa sœur qui dit : « crêque maman ? ». Ensuite, nous déjeunons. Une description plus raisonnable de cette étape serait plutôt celle du champ de bataille où on ne sait plus trop quel est son camp (les 3 petits échangent leurs places environ 5 fois en 10 minutes, entre le banc, le tabouret, la chaise haute, le transat, les genoux), ni qui est l’ennemi (les céréales au chocolats ? trop hautes à attraper sauf si on lance un missile dessus qui va les faire tomber, l’avoine bio ? ca tombe en pluie comme de la neige et quand on souffle ça s’envole : on ne voit plus rien à travers et ça déguise en même temps ; les tartines, qui évidemment tombent toujours du mauvais côté ? à mais non, l’ennemi, c’est toujours l’autre, dont on veut la même cuillère, qui a pris la notre, celle qu’on voulait justement, et ça c’est pas juste…). Donc juste après la bataille petit dej, je retourne au lit : de 8h12 à … on verra bien.
Je prends mon Elle dans la main : je m’essaie aux cours de gym qui sont sur les pages vers la fin : enfin, ce que je peux faire couchée. Dans l’autre main, mon smartphone, on ne sait jamais, à cette heure-là, y a sûrement le tweeto à ne pas louper : je regarde les tweets, j’en comprends le tiers : non pas qu’ils soient dans des langues inintelligibles, mais je pense que les 140 caractères + l’aspect je-parle-d-un-sujet-tellement-évident rendent la plupart des messages assez abscons. de quoi ca parle ? est-ce qu’il faut aller voir le lien ? est-ce que tout le monde a le bug qui écrit des lettres à la place des autres ? je reste généralement assez perplexe. Mais j’avoue, je ne comprends pas....bon, tiens , en voilà un que je comprends, alors je vais essayer de monter la valeur ajoutée...au moment où j’essaie de retweeter tout en composant un commentaire, mon petit dernier arrive à quatre pattes en courant, escalade le lit, puis l'oreiller, puis me grimpe dessus, en commençant son asencion par la face nord de mon visage, me lêche les paupières -et pourtant je ne suis pas DSK, ah ah je rigole moi-même de ma propre vanne, bon il fallait lire le bouquin de la philosophe qui…ah mince, j’ai tweeté moi-aussi un truc inintelligible ! bon je cache le samrtphone sous l'oreiller avant qu'il lui lêche aussi la coque et le reste.
mince, plus de téléphone, il me regarde, toutjours content, et me tire sur le pyjama vers le plafond : ca veut dire : ‘lève-toi donc’ : je fais la sourde du pyjama. Il hurle alors juste dans mon oreille : cette fois, je suis sourde pour de bon.
Bon , il est 8h34 : éh bé ça c’est la fête ! car normalement, à cette heure-là, ca fait bien longtemps que tout le monde est au boulot-école-crèche-lycée-prépa ! je me re-félicite de ma journée-matinée-minutes supplémentaires au lit, de ma gym matinale, d’avoir lu mon Elle et en plus d’avoir tweeté !! c’est vraiment ma fête ;-)
Bref, 2 conclusions :
Il faut toujours se fêter à soi-même sa propre fête
et …je sais maintenant pourquoi la plupart des tweets sont incompréhensibles : ils sont écrits à 60% par des femmes… qui doivent toutes avoir des multiples aventures pendant leur rédaction ! no grave !

PS : oui , aujourd’hui, je reste gaie, j’ai décidé que c’était ma fête !
Je ne vais pas vous la faire plafond de mère, etc…je vous garde ce sujet pour la fête des pères ;-)

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire