spécial fille « pardon, petit, merci »
Hello girls, vous vous dites toujours : mais moi je suis pareille, il n’y a pas de différence entre les filles et les garçons, et dire qu’il y en a c’est comme si on disait que c’est la faute des filles si elles n’ont pas la même carrière. On ne veut pas du message « il faut changer les femmes » ou en anglais « fix the women ».
Hé bien, en toute objectivité, je veux vous faire part de 20 ans d’expérience en entreprise sur ce sujet.
Je veux vous le dire : je vous reconnais, à l’écrit, à l’oral, à vos mots…et je peux vous dire que je n’ai jamais entendu d’hommes avoir le même genre de tics de langages : j’espère en effet que ce ne sont que des tics : et non pas une traduction d’un manque de confiance en soi ;-)
à propos de la confiance en soi : une étude vient de montrer que si les hommes réussissent mieux que les femmes, ce n’est pas qu’ils sont plus compétents, amis ont meilleur confiance en eux : et sont même une peu surconfiant « overconfident » : ce qu’il fait qu’ils n’hésitent pas à prendre des risques et donc des actions…
revenons à nos moutons : en entreprise, et comptons les justement : comptons le nombre de fois où nous, les femmes
- nous excusons : « pardon », « excuse-moi de t’interrompre, mais », « je suis désolée, mais…. » : on s’excuse tout le temps : mais de quoi ? d’être là ? d’avoir été invitée à la réunion ?
- nous mettons « petit » dans nos phrases : j’ai une « petite » remarque, mon « petit » projet, une « petite » réunion, un « petit » point, et en quoi ce qu’on fait serait-il plus « petit » que ce que font les hommes ?
- merci : ce simple mot. merci ? à la fin des mails, des sms : on remercie ! mais pourquoi ? souvent, on n’a rien à remercier, on donne juste une info : il n’y a pas à remercier, l’autre n’a rien fait ;-) moi-même je ne compte plus le nombre de fois où j’écris « merci » pour le ré- effacer juste ensuite car je sais que c’est un « tic de filles » et qu’il n’y a rien à remercier
un autre tic : celui de parler trop vite ! comme si on ne nous avait pas assez accordé de temps de parole
le pire ? celui de dire : « je dirais » à chaque fois ? Celui-là, quand on commence à le compter, rend inaudible le discours de madame : comme tous les tics d’ailleurs : si vous vous amuser à compter les « heu » de vos interlocuteurs : vous n’entendez plus que ça.
Mais le fait de dire « je dirais » exprime encore plus le doute qu’un simple « heu » : vous êtes en train de parler, de vous exprimer, donc de « dire » : pourquoi parler au conditionnel ?
« je dirais …si jamais j’en avais l’occasion ? »
« je dirais….ce que j’ai sur le cœur ? »
« je dirais...que je ne suis pas d’accord ? »
vous diriez quoi ? et sous quelle condition qui ne semble remplie ?
Et attention, ce tic se répand très facilement, pire que la varicelle…je me suis entendue moi-même saupoudrer des « je dirais » pour combler mes vides, et j’en entends très très souvent, des femmes à très haut postes (genre j’encadre 25000 personnes)…qui nous « diraient » pleins de choses.
Voilà , rien qu’à vous écouter parler, mesdames, je sais que êtes femmes…et que votre confiance en vous vous a encore posé un lapin.
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